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Publié par Auteur:Joel Simond

Partie1

Le Bois victime de la déforestation.

 

Autre affluent de l'Isère ,tout aussi dangereux que le Morel ,le sécheron est  en temps ordinaire un petit ruisseau au faible débit.

Il prend sa source à 1611 mètres d'altitude ,sous la montagne de Longe-Chat.Son cours,d'une longueur de 3200 mètres est sur la commune de le Bois.

Il rejoint l'Isère à Aigueblanche

Il a fallu des circonstances spéciales pour transformer ce petit ruisseau en torrent redoutable et redouté.

Avant  le XIX eme siècle, une seule crue est à signalée .Le Notaire Bonne mentionne quand 1740 qu'il a rempli " tant de pierre que de natte", une maison du hameau du Borjaillet.A cette époque le Morel et l'Isére étaient également en crue.Il est à noter que à cette époque aucun glissement de terrain n'avait eu lieu.Tout ce versant était encore magnifiquement boissé.

En 1821,la commune de Le Bois Vend aux salines de Moutiers tous les arbres qui couvraient ce secteur. A cette époque l'exploitation se fait à blanc jusqu'en 1831  . Les habitants utilisent cette zones pour faire paitre chèvres et moutons.En 1840 cette zone est totalement à nue.

En 1856 des crevasses commencent à se formées.

Le 2 novembre 1868 ,à la suite d'une neige abondante , le terrain se met en mouvement sur  200 metres de large et 40 metres de hauteur. Pendant deux jours le terrain va avancer de 6 à 8 metres par jour.

(ndlr : j'adore le commentaire du journaliste sur les agents voyers)

 

le courrier des alpes le 29 décembre 1868

Le glissement du  Sècheron.(1)
Ndlr Faire bruler un cierge et attendre

Ndlr Faire bruler un cierge et attendre

Ndlr; Ces pauvres officiels obligés de ce rendre sur les lieus dans le froid et la neige pendant que les habitants se battent contre le torrent. .... Déja à l'époque ..........

 

Le gel de l'hiver bloquera temporairement ce glissement.

Le 4 Avril 1869 , à la fonte des neiges,les rocs du haut de la montagne,déstabilisés  par le glissement,s'effondrent ,surcharge encore la masse en mouvement et obstrut  le lit du torrent.On fait appel à la troupe et aux habitants pour  le nettoyer .

En novembre 1870 , après les pluies d'automne , 2 maisons du Bourjaillet et 20 hectares de vignes sont envahis par la boue.

ndlr On parle ici du hameau situé rive droite du Secheron au niveau du chateau et non du Bourjaillet hameau de Bellecombe au bord de l'Isère.

En  1871, 7 barrages sont construit en amont de la Botoliere.et 1872 et 1873 des digues longitudinales ,le curage du lit et des fossés d'assèchement.En 1874 des barrage en bois espacé de 5 à 10 mètres sont construits.Ils seront endommagés par le torrent l'hiver suivant et il faudra 4000 francs pour les réparer.

La situation semble etre stabilisée mais en 1880, le 22 et 23 octobre ,le torrent charrie des blocs qui ont obstrué son lit et fait monter son niveau.On a craint la destruction du village.En novembre suivant, de nouveau ravages sont un déplorer et un détachement du 30 eme de ligne et envoyé en renfort

 

 

 

 

 

 

le 16 novembre le Secheron anéantit les travaux effectuer quelques jours auparavant

 

On effectue un nouveau curage et on construit 3500 mètres carrés de radier en 1881 et 1882.Le 27 novembre  de cette année le hameau de Bourjaillet et  recouvert .Les habitants s'échappent par les toits et les galetas.

Le 16 avril 1886 un nouveau débordement comme en témoigne cette photo.

On peut voir au centre de l'image le hameau du Bourjaillet entre l'église et la tour.

Un nouveau curage et une digue en pierres sèches sont réalisés.

Une seconde photo prise du même endroit 6 ans plus tard .On voit que les culture ont repris le dessus.

>>>>>>>>>>>>>>2 eme partie >>>>>>>>>>>>>>>>

 

sources;

Site de la commune de le bois

Bibliotheque nationnale de France

livre de Paul Mougin -Les torrents de Savoie-

Mémoire d'actualité en Rhone-Alpes

 

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